Le manager neuro-amical

Mis à jour : sept. 12

D'après la conférence de Pierre Marie LLEDO neurobiologiste


J'ai écouté jusqu'au au bout, presque 48 minutes quand même et j'en conclu que ça vaut le coup d'être partagé.

Je vous fais juste en dessous un résumé des points clés que j'ai retenus avec mes commentaires personnels !


Pierre Marie LLEDO pour nous aider à comprendre ce qu'est un manager Neuro-amical aborde 4 points essentiels dans sa conférence :


  1. Le cerveau est l'outil du changement. Il se nourrit du changement et se détruit de la routine ! Quand je ne donne pas de sens au changement, je subis donc ce qu'il appelle des troubles de la mal adaptation ( stress, dépression, anxiété, burn out...)

  2. Il y a un tempo indispensable à respecter pour le cerveau : C'est le tempo pour comprendre. Il oppose ce tempo pour comprendre au tempo pour savoir. Évidemment juste savoir c'est plus rapide tout en étant totalement inutile pour notre cerveau qui a besoin de temps pour comprendre !

  3. Il est indispensable pour notre cerveau de ressentir du désir, qu'il définit comme la simulation mentale du plaisir à venir. Les personnes qui veulent tout tout de suite et qui ne sont plus en capacité de vivre le désir avant le plaisir se retrouve dans une forme d'addiction qui les prive de leur liberté personnelle.

  4. Prendre en compte que le cerveau humain est un cerveau social. Nous vivons des émotions quand nous sommes ensemble qui nourrissent ce qu'on appelle l'intelligence collective et aussi le bien-être individuel. Le cerveau humain est une chambre d'écho de l'autre qui même quand il n'est plus là physiquement, il est bien souvent encore dans nos pensées.

Revenons en détails sur les 4 points :


1. Le changement


Il nous explique que les neurosciences nous aident à comprendre la résistance aux changements. En fait, c'est assez énergivore de rester en permanence ouvert à la nouveauté et c'est une décision à prendre consciemment. Il fait l'analogie avec les grues de la Sagrada familia à Barcelone. Notre cerveau devrait être toujours en chantier. Dès que nous refusons de nous intéresser à une nouveauté nous commençons à donner un âge à notre cerveau, c'est à dire à le faire vieillir.

Il nous rappelle que l'on ne peut pas motiver les gens juste leur faire confiance et les aider en permanence à donner du sens au changement pour qu'ils ne sombrent pas dans les troubles de la mal adaptation comme le sont le stress, l'anxiété, la dépression ou le burnout.

C'est pour cela que le manager neuro-amical prend soin de son cerveau et de ceux de ses coéquipiers.


2. Tempo pour comprendre et lutte contre l'infobésité


C'est dans cette idée, que le manager neuro-amical protège son équipe de l'infobésité. Par exemple, les chiffres sont formels, nous recevons et envoyons plus de mails chaque jour que notre cerveau peut décemment en traiter. Le manager neuro-amical idéal agit comme un filtre et ne transfère pas à son équipe ce qu'elle ne pourra pas décemment gérer en plus du reste.

Il nous rappelle que nous avons besoin de temps avec nous même pour vivre nos émotions et faire émerger des idées neuves. Pendant que nous gérons l'infobésité nous organisons notre propre panne sèche de créativité !


De plus, pris dans le tourbillon de l'attention réactionnelle (je suis sollicité en permanence et je réagis aux sollicitations), je me fais croire que je travaille beaucoup, en réalité quand on observe le cerveau sollicité, il travaille très peu !


C'est au contraire, quand je m'efforce d'être dans ma bulle que mon cerveau commence à bouillonner pour innover.

(Il nous montre des preuves avec des images de coupes du cerveau, pour les voir il va falloir voir la conférence !)


3. Plaisir/Désir


Premièrement notre mémoire a une faiblesse c'est qu'elle se rappelle de tous les déplaisirs en priorités. Pour qu'elle se rappelle des plaisirs, je dois faire un effort conscient pour les mémoriser !


Si en plus, j'ai un mauvais rapport au temps et que je vis seulement dans le présent avec la volonté de vouloir tout tout de suite, je suis en quête de plaisir et ne connais pas le désir.

Dans ce travers, je perds ma liberté personnelle.

Vivre le désir, c'est à dire la simulation mentale d'un plaisir à venir, me permet de garder mon libre arbitre aux fur et à mesure des évènements.

Un besoin de plaisir immédiat sans désir est en fait une addiction.

Le désir avant le plaisir est la liberté.

Comme le cerveau est un puits sans fond de besoin de gratification sociale Une personne qui ne sait pas vivre le désir se retrouve vite pénalisée dans ses relations aux autres.


4. Notre cerveau social


Notre cerveau est un puits sans fond de besoin de reconnaissance sociale.

De plus, le propre du cerveau humain est d'être la chambre d'écho de l'autre. Même quand il n'est plus là je l'entends encore (Ce qu'il m'a dit, ce qu'il va dire, que qu'il a pensé, ce qu'il va penser...)

Mon cerveau social a besoin de personnes "amies" et d'être aussi un "ami". Le manager neuro-amical fort de cette connaissance génère donc l'empathie autour de lui pour lui et aussi pour ses coéquipiers et relations.


Ma conclusion personnelle :


Quand vous me rencontrez, je vous parle souvent de cerveau reptilien et du cerveau de l'intelligence dite supérieure (présents chez tout le monde) , pour imager le cerveau qui survit et le cerveau néocortex préfrontal qui est capable d'accueillir toutes les nouveautés, d'être intuitif, de prendre du recul ou de la hauteur. Ce que nous confirme Pierre Marie Lledo c'est que l'entrainement à la nouveauté est bien la base du développement de l'adaptabilité et en conséquence du bien-être social ( Je ne survis pas, je vis et existe parmi les autres avec mon identité propre).


C'est vrai aussi que mon cerveau a besoin de faire régulièrement des tris, des connexions entre plusieurs idées, ou tout simplement de recharger ses batteries dans des temps calmes d'au moins 5 à 10 minutes. Avec 5 minutes par heure, vous augmentez de façon exponentielle votre capacité à innover, ça vaut le coup non ?


Pour le point 3, je vous lance le défi comment trouver du plaisir dans le désir ? Comment se réjouir à l'avance du plaisir futur ? Vous verrez que c'est bien dommage de s'en priver.


Pour le point 4, et bien merci Pierre Marie Lledo de rappeler ce point essentiel. Je pense que croire que l'autre va nous écouter, nous suivre, se motiver, si à aucun moment nous lui reconnaissons le droit d'être lui même avec ses émotions, si à aucun moment nous ne nourrissons ces besoins sociaux de considération et d'attention, c'est se préparer à de fortes désillusions.


Pour ma part, je pense que développer la considération pour son prochain en évitant de le supposer et en s'intéressant sincèrement à ce qu'il est que je ne suis pas, permet de développer la confiance et la vérité, socles de toutes bonnes relations d'équipe efficace.


Si vous êtes à la fin de l'article, merci de m'avoir lue ! Mettez un commentaire ou un like et je me ferai un plaisir de vous en remercier !


Belle journée,


Catherine




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